Pêche hauturière en Nouvelle-Calédonie
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La pêche à la Palangre

La palangre est composée d’une ligne mère à laquelle sont fixées à l’aide de snaps des lignes (appelées avançons) terminées par des hameçons. Chaque hameçon est appâté avec des sardines. La ligne mère est fixée sur un rouleau tambour et enroulée ou déroulée grâce à un treuil.
Lors du déroulement de la ligne, le « shooter », poulie à moteur par laquelle passe la ligne mère, permet de donner une impulsion pour envoyer la ligne plus ou moins en profondeur selon la stratégie du maître de pêche.

Tous les matins l’appatage débute entre 5 et 7 heures. Un marin déroule l’avançon, un deuxième fixe le snap à la ligne mère en même temps qu’un troisième matelot appâte. La cadence est donnée par un signal sonore qui indique le moment de fixer le snap et de lâcher l’hameçon.
Le nombre d’hameçons appâtés varie entre 1 400 et 2 200 par palangre. La palangre, longue de plusieurs dizaines de miles, est laissée à la dérive pendant 3 à 6 heures. Puis le navire commence le virage en général par l’extrémité de la palangre lâchée en dernier.


Schéma descriptif de la palangrePêche à la palangre

Tous les navires hauturiers calédoniens utilisent des palangres sur le modèle présenté cidessous. Elles permettent une pêche sélective mais demandent une bonne technicité de la part des maîtres de pêches.

Contexte historique

La pêche à la palangre horizontale d'espèces pélagiques s'est développée au Japon au XIXe siècle et au début du XXe. La technique de pêche à la palangre a été introduite dans le reste de l'océan Pacifique dans les années 30 par des pêcheurs japonais

Vidéo de pêche à la palangre